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Rédigé par
Mr Omar Benazzeddine

INTRODUCTION MIDRARIDES

Boussemghoun,
une bourgade du pays des Beni Amer,selon Ibn Khaldoun dans son œuvre traduite par le baron de SLANE,Histoire des berbères et des peuples de l'Afrique septentrionale,conserve intact le mystère de sa fondation en tant que ksar faisant actuellement partie du sud oranais et anciennement des ksour du sud de la province d'Oran selon René Basset dans ses textes sur la lexicographie berbère.

D'après certains,elle portait le nom de Oued Essaffah (ou AGHARM d'après MR Ahmed ABBAD) et à la venue d'un érudit,Sidi Abi Samghûn,un pieux musulman enterré à égale distance des ruines du ksar des Ouled Moussa et du présent chef-lieu de daira et de commune(voir son mausolée,photo de Mr Ahmed ABBAD,professeur d'Histoire),elle porta désormais le nom de ce saint.
Sidi Abi Samghun serait originaire de la Sakia El Hamra,d'après l'homonyme,Mr ABBAD Ahmed,chercheur à l'Université d'ES-SENIA à ORAN..

Aujourd'hui,une koubba fraichement construite lors de la rénovation concomitante du ksar,accueille la sépulture du saint de la cité.
L'entreprise de restauration a été confiée à
Mr Hammi Bousoufa,un enfant du terroir sous la houlette du bureau d'études architecturales de Mr Bournane à El-Bayadh (ex Géryville).

A Boussemghoun, pour peu que l'on soit curieux de connaitre l'historique de cette cité,on ne pourrait éviter de se demander pourquoi il y a tant d'anciens cimetières et de d'autres "goubbate".

Il est certain que les tribus qui y vécurent furent attirées par tout ce qui peut faire vivre l'homme et le sécuriser.Aussi,nous ne pouvons parler du ksar d'Abi Samghûn,sans évoquer l'Oasis de Bou Semghoun où la palmeraie ,qui offre la trame principale de ce lieu de vie, favorise la culture potagère et la richesse des arbres fruitiers en particulier les grenadiers.


Les palmiers dattiers fournissent des fruits denses et mielleux de la variété "feggous".
L'oued a par le passé fait la prospérité de la citadelle;la sécheresse est malheureusement venue à bout des derniers irréductibles cultivateurs.


Malgré celà ,Bou Semroun,a su garder son charme par la force et le mystère de son histoire multiséculaire.D'où venaient les tribus qui la peuplèrent?Nous savons seulement qu'ils étaient berbères et musulmans.
Autrefois,au cours des veillées,l'on aimait se faire conter de merveilleuses aventures
mettant en rôle des personnages féminins et surhumains tels que les djinns,avec toujours cette particularité de la découverte de trésors en monnaies ou en or (source Bnf Gallica).

L'oasis de Boussemghoun,de par sa position géographique ,entourée de grands massifs montagneux présentait certainement un intérêt stratégique.Une position aux multiples avantages ,sécurité et ressources alimentaires.

René Basset nous a fait une description assez précise et quantifiée des différentes familles qui la peuplaient au siècle dernier:les At Bouddou,les At Mansour,At Mousa,et les At Tebboun qui sont originaires de Touat N'tebbount,ces derniers seraient les gens de Z'gen (voir Ziggen,Ziguen,Zoguen)

Le nom de Bou-Semghoun a été transcrit de différentes manières et l'on accepterait volontiers,que l'on soit d'expression arabe,berbère,latine ou anglo-saxonne,les termes que j'énumère ci-après et qui tous désignent cette Oasis:
Bou-Semghoun,Bousemghoun,Boussemghoun,Bou Semghoun,Bousemroun,Bou-Semroun,Abi Samghun,Abi Samghûn,Bu SEMGUN,Bu Semghun,Samjun,Samadjun,Samghoun,Beni Semghoune,Bani Samghoune,etc.......

A partir de ces différentes tournures d'appellation,nous retrouverons l'histoire de la famille de Sidi Abi Samghûn,du côté de Sigilmassa,particulièrement du temps de la dynastie des MIDRAR ou Midrarides,qui sont des berbères Miknassa,mais aussi en Andalousie sous le règne de ABDERRAHMAN III,dont le royaume brillait de mille feux,tellement les ARTS et les SCIENCES y furent propulsés à un haut degré de magnificence que CORDOUE fut renommée dans le monde entier.


Parmi les savants proches du Roi ABDEL RAHMAN III,figuraient d'illustres personnages tels HAISDA,IBN JULJUL et
ABU BAKR IBN SAMGHUN qui excella dans la botanique et les sciences pharmaceutiques ainsi que dans la traduction de l'ouvrage MATERIA MEDICA
(voir article;
The Islamic Quarterly, London January - June 1978) du grec DIOSCORIDES,et l'on doit notamment à ce probable ancêtre de SIDI ABI SAMGHUN la description détaillée des différentes plantes aux vertus médicinales ,en particulier celles du Harmel blanc et du Harmel rouge.

Par ailleurs,nous retrouvons la trace des Samghun dans l'oeuvre de E. LEVI Provençal où YOUSSOUF IBN SAMGHOU vécut entre l'ANDALOUSIE et le royaume de SIDJILMASSA.

Chers lecteurs,j'ai mis des liens à partir de ce résumé personnel,vers les différentes sources
bibliographiques qui m'ont permis d'écrire cette introduction.

CopyrightBenazzeddine



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